Les filières énergétiques

Dans la pratique du sport, principalement la course à pied, trois filières énergétiques entrent en jeu afin de fournir de l’énergie au muscle et vous faire avancer. La dominance d’une filière sur les deux autres dépend du temps de l’effort. On différencie de cette façon les filières anaérobies (alactique et lactique) de la filière aérobie.

Les filières anaérobies

On retrouve dans cette catégorie deux filières : la filière anaérobie alactique et la filière anaérobie lactique. Cette catégorie se différencie de la filière aérobie dans la mesure où les filières anaérobies ne nécessitent pas d’oxygène pour apporter de l’énergie au muscle.

L’anaérobie alactique

La filière anaérobie alactique est la première filière active dans l’effort. Elle intervient approximativement dans les 30 premières secondes, sur un effort donc court et intense.
Son nom « alactique » nous indique que l’utilisation de cette filière ne crée pas d’acide lactique, donc pas de déchet dans le muscle.
L’anaérobie alactique, afin de contracter le muscle, se sert des réserves de phosphocréatine dans le muscle afin de créer de l’ATP*, ce qui permet la contraction musculaire.

L’anaérobie lactique

La filière anaérobie lactique est la deuxième filière intervenant dans l’effort. Son action débute à environ 30 secondes d’effort et s’arrête approximativement à 1 minute 30. On est donc sur un effort plus long qu’en anaérobie alactique, sans pour autant durer très longtemps.
Contrairement à la filière anaérobie alactique, la filière anaérobie lactique produit du déchet dans le muscle : l’acide lactique. La présence de ce dernier est due à l’absence d’oxygène dans le muscle, ce qui ne permet pas sa dégradation.
Afin de contracter le muscle, cette filière utilise les réserves de glycogène dans le muscle afin de produire de l’ATP et donc une contraction musculaire.

La filière aérobie

Cette filière entre en jeu à la suite de la filière anaérobie alactique, donc entre 1 minute 30 et 2 minutes après le début de l’effort. Après ce temps, l’oxygène a pu accéder au muscle, ce sont donc de nouvelles réactions chimiques qui vont être mises en place pour créer une contraction musculaire.
La filière aérobie ne produit, comme la filière anaérobie alactique, pas de déchet. Durant les transformations chimiques de l’acide est bien produit, néanmoins la présence d’oxygène dans le muscle permet de le dégrader.
La filière aérobie utilise comme carburant les glucides, les lipides et les protéines. Leur utilisation dépend du temps de l’effort. Ainsi, durant les 45 premières minutes environ le corps va chercher de l’énergie dans les glucides afin de créer de l’ATP.
Après ce premier laps de temps, c’est dans les réserves graisseuses (les lipides) que le corps va venir chercher de l’énergie, une nouvelle fois pour créer de l’ATP et donc entraîner une contraction musculaire.
L’utilisation des protéines comme source d’énergie demande un temps d’effort très long, elle est donc extrêmement rare : elle intervient principalement sur des efforts type Ironman (triathlon XXL) où la durée d’effort dépasse les 10 heures.

Dans l’effort, ces trois filières énergétiques débutent en même temps, au début de l’effort. La nuance s’effectue au niveau de la dominance d’une des filières sur les deux autres. On a donc en tout premier l’anaérobie alactique, puis l’anaérobie lactique et l’enfin l’aérobie.

J’espère que cet article vous a plus et a pu vous aider, on se retrouve très bientôt pour un nouveau sujet !

  • L’ATP, Adénosine Triphosphate, est une molécule qui intervient dans beaucoup de réactions chimiques. Elle permet de libérer de l’énergie afin que les muscles puissent se contracter.
    Vous aimeriez un article explicatif sur le fonctionnement de cette molécule et la façon dont elle libère de l’énergie ?

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